Publié par : Claude Marchis | 6 septembre 2017

Une mort annoncée, Cassini, pionnier de Saturne

Conformément au plan de vol de la Jet Propulsion Laboratory de la NASA, le 22 avril dernier, un satellite au nom de l’astronome italien Cassini, profitant de l’attraction gravitationnelle de Titan, lune de Saturne, se dirigea vers sa fatale destinée, une plongée prévue dans l’atmosphère de la grande planète Saturne, mettant un terme le 15 septembre à sa prodigieuse mission spatiale de quatorze années.

Lancée en 1997, la sonde américaine entreprit un long voyage avant de se mettre en orbite autour de saturne en 2004, après avoir effectué un survol autour de la Terre, deux boucles autour de Vénus, approché Jupiter aux derniers jours de l’an 2000, pour accrocher enfin l’orbite de Saturne.
Cassini est un vaisseau spatial instrumenté. Il est le fruit d’une collaboration réussie de la NASA et des agences spatiales italienne et européenne, ESA et ISA. La mission Cassini-Huygues avait pour objectif d’observer la planète Saturne, son atmosphère, ses anneaux si caractéristiques qui mobilisent d’astronomes amateurs, rechercher la trentaine de lunes qui gravitent autour de la grande planète, dont deux d’entre elles, Titan et Encelade, font l’objet d’importantes et prometteuses recherches, tant leurs caractéristiques sont remarquables, la première possédant une atmosphère, cas unique dans le système solaire, la deuxième présentant des critères d’habitabilité.
Aujourd’hui les heures de Cassini sont comptées mais avant de disparaître, elle aura à réaliser un nombre important de tâches, jusqu’à la dernière minute de son existence, afin de confier à la communauté scientifique des données utiles à la compréhension et à la composition et la formation du système planétaire. La veille de sa disparition, le 14 septembre, Cassini utilisera son énergie restante pour allumer ses moteurs afin d’orienter son antenne vers la Terre pour mieux transmettre, elle utilisera pour la dernière fois son système d’imagerie pour envoyer des images d’aurores atmosphériques de Saturne, des satellites Titan et Encelade. Des données seront encore transmises, des informations de température, de mouvement de particules dans l’atmosphère saturnienne. Enfin le 15 , Cassini plongera dans l’atmosphère avec toujours l’obsession de maintenir ses antennes pointées vers la terre pour que le contact avec les terrestres soit encore maintenu, le plus possible, une minute, a t-on calculé, à environ 1500 km au dessus du sol de Saturne… Cassinis’embrasera.

Claude Marchis
Séte, le 6 septembre 2017

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