Publié par : Claude Marchis | 1 janvier 2010

Commentaire sur the importance of stupidity in scientif research

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article de Martin A.Schwartz, non pas parce que le titre est accrocheur en se laissant croire infamant

Annoncer d’emblée dans le titre « the importance of stupidity in scientific research » peut paraître surprenant mais on aperçoit assez vite la finalité de cette assertion. En français, on eût certes pu décliner ce qualificatif et choisir celui d’ignorant, qui, il faut bien le concéder a un moindre impact. De plus stupide n’est pas forcément méconnaître, ce qualificatif s’appliquant plutôt à des comportements, ou à des conduites. Cela dit, l’ignorance est souvent une cause majeure de la stupidité.

L’auteur de l’article est catégorique : nous sommes tous des ignorants, tant le champ de la connaissance est vaste et il faut savoir s’imprégner de ce constat pour naviguer dans la complexité, autrement dit, laisse entendre Schwartz, se débrouiller pour amener une pierre supplémentaire au savoir. La réponse au problème n’existe pas et c’est au chercheur d’apporter la lumière et cela ne peut être possible que s’il se sent profondément humble et critique. Aussi l’enseignement, selon Schwatrz, devrait apporter les bases aux étudiants qui devraient leur permettre d’affronter le domaine de l’inconnu, en montrant que la recherche est difficile d’une part et en les formant à être « stupide », d’autre part. Certes, l’enseignement scientifique, au-delà d’une acculturation de rigueur extrême, se doit d’être plus orienté vers un développement d’esprit critique et constructif, et idéalement, devrait faire appel à des disciplines psychologiques, philosophiques et métaphysiques.

Grande est mon ignorance du système éducatif et universitaire des pays anglo-saxons et assi dois-je me fier à leur grande renommée. Rendons hommage aux méthodes d’enseignement françaises, qui, peut-être plus en sciences humaines que dans les sciences de la nature prônent le doute, l’effort de recherche vers la vérité dans une rigueur méthodologique extrême. Dans ces facultés, l’échec de résolution d’un problème est accepté et même valorisé. Il n’est pas rare de voir des mémoires de recherches dont l’hypothèse générale n’a pu être vérifiée et qui ont été fortement appréciés. Dans ce domaine de l’humain, en travaillant plus sur des comportements que des phénomènes directement observables, Il faut surtout éviter d’établir des contre-vérités ou de multiplier des hypothèses qui pourraient devenir préjudiciables à la dignité. On en a trop vu déboucher sur des propos racistes, xénophobes, dégradants. D’où la nécessité pour développer de grandes théories, ce qu’énonce fort intelligemment Martin A. Schwartz, d’avoir l’esprit bien fait, curieux certes, doués pour la recherche, mais humble devant l’immensité du savoir.

Claude Marchis

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