Publié par : Claude Marchis | 19 mars 2010

Régionales : élections tautologiques à la française


C’était annoncé, inévitable, ces élections allaient révéler une nouvelle fois la montée de l’extrême droite dans notre chère patrie.

L’absentéisme y est pour quelque chose. Les élections des conseillers régionaux ne sont pas si anciennes et n’ont jamais vraiment présenté d’enjeux pour intéresser les électeurs . Les analyses sur l’efficacité des politiques régionales sont difficiles à estimer, les responsabilités sur ces territoires étant partagées avec celles des communes, des département et de l’Etat. Trop complexe pour les citoyens français, trop loin de leurs préoccupations, les électeurs ne se sentent pas concernés et l’appel au suffrage universel pour nommer les nouveaux gestionnaires de région ne paraît pas judicieux.

Pour ceux qui se sont allés coûte que coûte dans leurs mairies pour accomplir leur devoir électoral, ils se sont prononcés pour un parti. Et finalement, on est bien loin de l’objectif du vote. On assiste à la guerre des partis, seul intérêt pour les journalistes observateurs des élections. Les chefs de parti rabâchent les mêmes thèmes nationaux devenus habituels, qui constituent l’architecture unique de leurs discours : chômage, environnement, culture, retraite… des constats plus que des propositions de projets concrets, crédibles, dans le cadre régional. En midi-Pyrénées, tous les prospectus envoyés au électeurs inscrits pour présenter les différentes listes annonçaient les mêmes thèmes sans aucune originalité. On ne sait pas comment sont utilisées les ressources publiques. Rien sur l’endettement catastrophique et aucune référence à une dénonciation du gaspillage pourtant si évident. Alors on retrouve un parti du centre trop politiquement correct, sans énergie, sans force, en attente; un parti socialiste qui n’arrête pas de gravement défaillir (la plus énorme, n’oublions la défaite de Jospin qui a cédé devant le front national, …); un communisme dinosaure; le NPA qui s’amuse bien; comble du déterminisme aveugle, les écolo ou plutôt les faux-écolos ou les ecolo-parasites qui surfent sur cette aubaine pour le pouvoir ou l’argent et qui tentent mal de cacher leur cynisme; une droite qui se démène dans une vision sociale dépassée qui se veut populiste; enfin l’inépuisable front national qui rassemble tous les déçus, râleurs, impuissants, enfin tous ceux qui ne cherchent pas à combattre ou à construire une nouvelle politique, mais préfèrent plutôt se fondre derrière la bannière d’un parti intolérant, souvent haineux, maniant cynisme, délations et insultes.

C’est une grossière erreur d’appartenir à un parti. C’est impossible d’y adhérer totalement., sans une part d’hypocrisie.

A quand donc, des listes individuelles, des choix précis de gestion économique, sociale et humaine. Certes, cela apportera de la complexité, mais ça ne fera pas de mal aux français de réfléchir avant de déposer leurs bulletins.

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