Publié par : Claude Marchis | 23 mars 2010

Une école rurale (paru dans Tarn Libre du 19 mars)

Le Masnau Massuguiès

L’école du Pourencas

Que d’émotions ressent l’adulte quand il vient à franchir le seuil d’une école! Tout de suite, on est frappé par la petitesse du mobilier adapté à la taille des enfants,le tableau ,les gravures , les affiches aux lettres parfaitement dessinées, et un flot de souvenirs et d’images rejaillit immanquablement de notre mémoire. Certes cela a beaucoup changé depuis notre enfance, la commune a bien fait les choses. Dans cette ancienne école du Pourencas, on a aménagé une unique pièce, vaste, bien décorée, aux couleurs vives, surmontée d’un réfectoire bien éclairé. Le maître des lieux, Ludovic Martinez, c’est l’instit… Entre mille personnes, on l’aurait reconnu, allure sympathique, avenante, humble mais chez qui on détecte immédiatement beaucoup de détermination et de rigueur. Professeur des écoles, il assure l’éducation de nos enfants depuis 8 années, battant le record de son prédécesseur qui a enseigné pendant 7 années au Pourencas. On se plait bien dans cette commune…

L’école fait partie du regroupement pédagogique intercommunal intégrant les communes du Masnau, Massals, Montfranc et Saint Salvy de Carcavès, dispositif intelligent permettant de regrouper un nombre notoire d’élèves et limitant le nombre de classes dans un établissement. Ainsi, Massals assure les classes de maternelle, Pourencas CP et CE1, Montfranc du CE2 au CM2. Autre dispositif bien place, le ramassage scolaire qui offre une vie scolaire agréable aux élèves qui n’ont qu’à franchir la porte pour s’installer dans un véhicule qui les emmènent systématiquement à Montfranc, où ils reprendront éventuellement un ramassage en direction de leur hameau. A midi, dans le réfectoire au dessus de la classe, sous la conduite et l’accompagnement d’une dame cantinière, tous les enfants prennent les repas préparés préalablement par la cantine de Massals.

En respectant le programme et les objectifs fixés par l’Education Nationale, M. Martinez utilise sa propre pédagogie, sa méthode d’apprentissage, son rythme. Ainsi pour apprendre la lecture à nos quatorze élèves, il a choisi une méthode à mi-chemin entre syllabique et global, autrement dit en simplifiant, on apprend une syllabe que les élèves retrouvent répétées dans une petite phrase. Il enseigne des disciplines communes aux deux classes telles que celles de découverte du monde, arts visuels, éducation musicale, EPS et anglais, alors que celles de mathématiques, lecture et français sont dissociées par classe.

Ne doutons pas que dans cette mission abyssale qu’est l’éducation, monsieur Ludovic Martinez rencontre certaines difficultés. Particulièrement en cet hiver rigoureux, de nombreuses interruptions ont freiné le rythme d’apprentissage du fait d’une météo rendant impossible la présence des élèves. Plus profondément et à plus long terme, on peut être inquiet en constatant une légère diminution des effectifs scolaires dans le regroupement intercommunal, comme dans tant d’autres en zones rurales, et on peut s’interroger sur la pérennité de ces véritables vestiges de nos écoles de campagne. Mais Monsieur le professeur Martinez a la foi de l’enseignement et il ne faiblira pas à apprendre à nos enfants à découvrir les choses de la vie.



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