Publié par : Claude Marchis | 4 janvier 2011

KRISIS

(après de longues hésitations, j’ai décidé de ne pas le transmettre  au tarn libre)

Krisis

Inutile de maîtriser le grec pour en comprendre le sens : crise, bien sûr! Cependant les adeptes de la sémantique ont découverts d’autres sens en ce mot biblique, notamment l’ idée de rupture, ou de décision à prendre, celle de trancher avec des conséquences regrettables et inévitables.

Bref, c’est peut-être le raisonnement que doit se tenir le citoyen quand il tente de comprendre les augmentations incessantes de ses avis à payer à la crise, par exemple une augmentation de tarification de 100% sur sa facture de consommation d’eau, ajoutée aux 15% sur son abonnement, 5% sur son assurance, 9% sur la mutuelle, d’autres hausses sur les impôts fonciers, d’habitation, sur les revenus. .. C’est que l’état, les organismes sociaux, les collectivités communales, régionales, rencontrent des difficultés à rationaliser les dépenses et augmentent de ce fait dettes et appels aux contribuables. Les français face à cette inflation sont amenés à réduire leurs consommations ou à faire appel eux aussi à de nouveaux emprunts. Il en suit alors une augmentation massive de la dette globale qui atteint en France 83% soit 23% au delà de la limite admise aux pays candidats à la communauté européenne.. Le germe de la crise fait son effet . Le seuil de l’effondrement de notre économie qu’ont franchi la Grèce et l’Irlande, s’approche. La rupture qui accompagne la crise est inévitable. Pas de révolution, non, il ne s’agira pas d’une lutte de pouvoir, ni d’affrontements stériles. Mais au fond du gouffre, pour retrouver la lumière, nous devrons à tous les niveaux, concitoyens et collectivités nous résoudre à diminuer les dépenses, ce qui ne se fait pas naturellement dans nos pays qu’on nomme encore riches, en attendant de retrouver la croissance. Plus exactement serons contraints à baisser nos budgets par nos créanciers les banques centrales européenne ou mondiale, dont le pouvoir dépasse petit à petit celui du politique.

Le secteur privé, ces capitaines d’industrie et de services, ceux là qui font la richesse de notre pays, ceux qui créent des emplois, savent cependant maintenir le cap de leurs entreprises sur l’initiative, l’efficacité et la rigueur dans leur gestion. Cela à terme ne suffira pas, il faudra réviser nos modes de pensée, redéfinir les objectifs politiques en fonction de valeurs nouvelles qui les encadrent, réorienter l’éducation et les formations notamment en développant un savoir-être et les notions de responsabilisation. Finalement la crise était-elle nécessaire pour nous montrer une nouvelle voie d’humanisme?

C. Marchis

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