Publié par : Claude Marchis | 6 février 2011

L’humain au centre du monde?


Comme des termites dans une charpente à demi vermoulue, la thèse d’un réchauffement climatique s’est répandue avec une telle rapidité et une telle imprégnance dans les esprits qu’aucune action politique ne puisse intégrer la contrainte nouvelle et dorénavant incontournable qui est celle du carbone, nouveau vocable elliptique qui signifie la quantité de gaz carbonique dégagée du fait de l’activité humaine. J’ai eu l’occasion de commenter les données de certaines recherches sur le réchauffement climatique. Après les avoir étudiées impartialement, mon idée est qu’on est allé bien vite en validant les hypothèses d’une tendance à un réchauffement d’une part, d’une augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère d’autre part, et ainsi d’induire toute interaction et toute culpabilité de l’homme. Les défenseurs du dogme climatique n’ont pas totalement convaincu. Volontairement peut-être éviter les controverses, les chercheurs ont maintenant un obscurantisme sur leurs modèles et leurs méthodes, aussi le doute du réchauffement climatique persiste dans les mentalités.

Mais au-delà de cette thèse peu argumentée, s’est ancrée profondémént dans les pensées, en partie à cause d’un battage médiatique tout acquis au sensationnel, l’idée d’un pouvoir de modification substantiel de l’écosystème de la planète par l’homme. La société moderne revient à un centrage de l’homme par rapport à la nature, un peu comme il y a quelques siècles, malgré les découvertes de Copernic, Bruno, Kepler, Galilée et d’autres, on affirmait sans admettre de controverses , que la terre était au centre de l’univers. Or, s’il est de notre devoir de citoyen de respecter l’environnement, le contrôle du monde n’est qu’une illusion et nous n’avons aucune aucune emprise sur l’évolution de la planète. On assiste à une envolée idéologique « ma planète » sous forme de chansons, de groupes à thème sur les réseaux sociaux, de supports marketing ou à ces prétentieuses leçons et avertissements aux gens qui paradoxalement sont souvent plus respectueux de la nature que ces boutefeux qui ne tirent au fond d’eux-mêmes qu’un intérêt médiatique ou personnel. Les média, les responsables politiques, plus encore les collectivités territoriales entrent dans la danse de l’homocentrisme avec une telle frénésie que les chercheurs du GIEC, eux-mêmes, doivent être stupéfait d’un tel impact .

Après ce constat d’outrecuidance d’une partie de l’humanité, on peut s’interroger sur les raisons qui font que l’homme de nos jours a usurpé un pouvoir quasi « surnaturel ». Laissons tout d’abord de côté l’intérêt évident pour quelques groupes de personnes et d’entreprises à surfer sur cet élan nouveau à la mode. Cela n’échappe à personne. Il se peut cependant que les nouvelles générations rejettent les idéaux des anciens qui prédictaient l’humilité, l’harmonie dans l’environnement, qui prêchaient la modération plus que l’ambition démesurée, transmettaient un savoir-être qui n’est plus l’apanage de l’éducation actuelle trop basée sur un savoir pragmatique . Enfin cette croyance abusive de l’homme maître du monde peut se concevoir d’un point de vue psychanlytique. Nous sommes dans un système de normes. Le nomos, l’ensemble des règles de la cité dicté par les pouvoirs politiques guidé par un instinct de vouloir tout régulariser, devient de plus en plus complexe et reduit au fil des temps les espaces de liberté. Par un phénomène de compensation, l’individu qui tend de plus en plus à devenir impur daans ce carcan tend à s’approprier dans son imagination un monde, sa planète qu’aucun tyran, qu’aucune administration ou qu’aucune loi ne peut lui soustraire.

C’est oublier cependant que la terre subsistera à notre civilisation. Nous ne saurons pas être éternels, comme nous ne saurons pas modifier les saisons, dévier les météorites qui se dirigeront sur la planète, éviter toute sortes de cataclysmes malgré l’ingéniosité croissante des hommes. Malgré que nous ayons accompli des progrès immenses tout au long de notre histoire, malgré tout notre savoir accumumulé depuis des millénaires, nous n’avons aucune action possible sur le déroulement du film de la civilisation humaine, les planètes elle-mêmes ne sont pas éternels et quand notre soleil qui a tant réchauffé nos corps s’éteindra tous nos espoirs de posséder et de dominer le monde seront balayés, l’existence même n’aura pas de sens.

Claude Marchis

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