Publié par : Claude Marchis | 17 mars 2011

Des astéroïdes et des météorites par centaines de milliers

astéroïde 433 ErosComme l'univers, la connaissance est infinie. Grâce au réseau international d'astronomes, la nomenclature des objets célestes s'allonge de plus en plus. Outre les découvertes récentes de plus d'un millier de planètes hors du système solaire, des recherches sur les astéroïdes apportent des nouvelles données sur la compréhension du système planétaire notamment sur l'évaluation des risques de collision avec la Terre.

Publié dans le Tarn Libre du 1er avril 2011

Ces matières célestes qualifiées parfois de dangereuses, sont des petits corps du système solaire dont les dimensions varient de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres. De structure rocheuse ou métallique, elles proviennent pour la plupart d’une région de l’espace entre Mars et Jupiter. Un autre type d’astéroïde, les comètes, composées de gaz et de poussières proviennent d’une région bien plus éloignée, la ceinture de Kuiper, de 60 à 55 fois la distance terre-soleil, au delà de Neptune. Comme les planètes, ces astéroïdes tournent autour du soleil et quand ils s’approchent trop près de la terre, attirés par la gravitation, ils tombent. En entrant dans l’atmosphère, ils brûlent en laissant derrière eux une longue traînée lumineuse, offrant aux terriens le fameux spectacle d’étoiles filantes. Certains trop denses ne se consument pas totalement et viennent frapper le sol. Pour cet exploit, ils sont alors qualifiés météorites.

« Céres » fut le premier astéroïde identifié par un astronome sicilien Guiseppi Piazzi. Depuis, grâce aux évolutions technico-scientifiques, les astrophysiciens en ont identifiés plus de 500000. Les observations aux télescopes terrestres de plus en plus puissants et les explorations spatiales ont apporté d’innombrables informations sur ces objets croisant quelques fois l’orbite de la terre autour du soleil. Les explorations marquantes furent marquées en autres par « Galilée », un satellite en route vers Jupiter, qui en 1990 passa près de Ida et observa deux lunes orbitant autour de cet astéroïde. Leurs trajectoires permirent de calculer la masse de Ida. Depuis d’autres méthodes de calculs sont devenues disponibles. Toujours dans le domaine spatial, les astronomes doivent beaucoup au vaisseau « WISE », dont sa mission fût de dresser une cartographie du ciel en orbitant autour de la terre. Lancé le 14 décembre 2009, Wise a fourni pendant 13 mois des milliers d’images en infrarouge, soient 150 000 objets célestes dont 134000 étaient alors inconnus. Le 17 février de cette année, son travail s’est terminé. Il fût mis en hibernation autour de la terre lui offrant une retraite bien méritée.

Des études détaillées aux télescopes terrestres de plus en plus performants ont délivré aux astrophysiciens des informations nouvelles qui ont permi de mieux connâitres les caractéristiques des astéroïdes. C’est ainsi qu’en février 2011, le télescope Keck II à Hawaii a permis de déterminer de calculer la densité de « Cléopatre, » d’identifier ses deux lunes et donner des indications sur sa structure semi rocheuse et semi métallique, ainsi que sur sa taille de 217 km long. Cléopatre se situe parmi les plus grosses astéroïdes, comme « Antiope » de 86 km de diamètre, d’ « Hermine » de 190 km de diamètre. Généralement ces objets de tailles importantes sont de constitution solide et peuvent présenter un danger si elles venaient à s’approcher de la terre.

Heureusement grâce au manteau protecteur de l’atmosphère terrestre, les météorites se consument, s’effritent ou éclatent et atteignent le sol souvent sous forme de poussière, de grain de sable, ou de pierres de quelques centimètres. Les chutes de météorites plus massives sont extrêmement rares et datent depuis plusieurs millions d’années. Elles témoignent de leur violence par la taille des cratères qu’elles ont laissées comme le nommé Méteor de 1200 m de diamètre en Arizona il y a 50 000 ans ou celui de Chicxulub au Mexique, il y a 65 millions d’années, ce dernier étant supposé responsable de la disparition des dinosaures. Cependant les connaissances actuelles sur ces objets célestes dangereux permettent d’évaluer les risques, comme ce fût le cas pour 2008TC3, météorite d’un diamètre de 2 à 5 mètres qui percuta la terre en le 7 octobre 2008 au Soudan. Les astronomes ont dénombré 900 objets dangereux, dits géocroiseurs. Parmi ceux-ci, Apophis, un astéroïde de 270m s’approchera de notre planète en 2036 mais les scientifiques affirment qu’il est très peu probable qu’il la percute. Le Ciel nous en préserve!

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