Publié par : Claude Marchis | 26 avril 2011

Hausse tarifaire au Plô du Lac

Publié dans le tarn Libre le 22 avril 2011

L’eau devient chère dans nos campagnes. Abonnement doublé depuis 2009, forte hausse sur la consommation du m3 avec le tarif économique à 1 euro repoussé à partir de 1000 m3, coûts d’assainissements triplés, depuis plusieurs années, le SIVOM du Plô du Lac doit gérer une crise financière qui n’a été révélée au public que l’année dernière. Le syndicat du Plô du Lac a la charge d’un réseau de 250 km de canalisations qui approvisionne en eau potable 1080 abonnés. Des travaux de rénovation et d’extension furent engagés en 1996 pour un montant de 7, 9 millions d’Euros et furent financées en partie par 4,4 millions de subventions et 3,5 millions d’emprunt dont l’échéance se situe en 2037. L’exercice 2010 fut plus particulièrement difficile : après plusieurs années d’emprunts exceptionnels augmentant considérablement la dette, les communes adhérentes ont du verser une subvention supplémentaire de 100 000 euros. En 2011, en plus d’une nouvelle subvention des communes, il a fallu se résoudre à une augmentation draconienne des tarifs. On croirait assister au schéma habituel d’une crise financière due trop souvent à un déficit de conception d’un projet avec des erreurs de gestion cumulées depuis plusieurs années comme toutes ces affaires déficitaires multiples dans l’hexagone qui finissent par ébranler dangereusement le château de cartes de l’économie nationale. Monsieur Lilyan Azaïs, nouveau vice-président du Syndicat, réfute cette interprétation. Il explique que la priorité fut pendant ces dernières années, peut-être depuis trop longtemps avoue t-il, de maintenir des prix bas pour que l’eau reste une ressource abordable aux populations. Il ajoute aussi que la raison principale est un manque à gagner dans l’exploitation car les abonnés, disposant souvent de captages privés, ne recourent au réseau public qu’en cas de nécessité, notamment en période de semi-sécheresse. Quand à confier la gestion de l’eau à une entreprise privée, il rejette complètement cette solution, cela amènerait dit-il une envolée des prix alors que le syndicat intercommunal, par contre, gère au mieux la distribution de l’eau, minimisant les coûts de fonctionnement avec notamment un seul salarié chargé de l’entretien du réseau. Comme tout réseau d’eau potable, la source de la Travalle qui alimente nos foyers nécessite des travaux d’entretien et doit répondre aux normes de qualité de plus en plus exigeantes, cependant la priorité est dorénavant de réaliser l’équilibre financier des exercices à venir. Tâches bien difficiles à tenir.

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