Publié par : Claude Marchis | 7 juin 2011

L’indignation

Post sur le mouvement espagnol des Indignés contre les responsables politiques incapables à considérer les réels problèmes que connaissent les citoyens.

Ce mouvement courageux et lucide s’est propagé dans d’autres pays, ainsi qu’en France où malheureusement et inévitablement, ses véritables enjeux ont été vite déviés vers des préoccupations égocentriques de certaines catégories sociales

Un pays exemplaire

Croissance de 1,7% en 2009, 1,9% en 2010, déficit des comptes publics ramenés à 2,8% du PIB en 2012 avec un équilibre probable en 2010, quel pays européen peut s’enorgueillir de telles performances ? La Belgique. Dotée d’une anarchie politique, le premier ministre belge démissionnaire règle brillamment ses affaires courantes malgré le désaccord profond des Wallons et des Flamants . Voilà ce qui démontrerait que moins les pouvoirs politiques sont présents, plus la gestion d’un pays est efficace. En France, les élus consacrent leurs énergies plus à remporter des victoires électorales qu’à prendre en compte l’intérêt général du pays.

Liberté, travail, pouvoir d’achat

Les électeurs indignés pourront réagir à en mettant un bulletin blanc dans l’urne. Indignés certes, comme les jeunes espagnols mais leur mouvement progresse et tant mieux. Les jeunes indignés espèrent montrer aux vieilles nations l’urgence à bousculer les politiques actuelles, opaques à leur désirs légitime de réussir leur avenir et celui des générations à venir. Leurs préoccupations sont claires : liberté, travail, pouvoir d’achat contraire aux objectifs de ceux qui aujourd’hui administrent notre pays se traduisent plus par des actions velléitaires et souvent incohérentes. Pour échapper aux réalités pour lesquelles ils se sentent incapables d’apporter des réponses claires, les pouvoirs publics préfèrent se mobiliser pour des actions de diversion pour lesquelles ils attendent un soutien électoral: référence sempiternelle au dogme du réchauffement climatique, tentative d’alarmer la population comme la la grippe N1H1, la sécheresse annoncée au début du printemps avec des prédictions catastrophiques, recours au principe de précaution , propositions de lois frileuses face aux avancées en recherche génétique, frénésie à légiférer dans un cadre de plus en plus coercitif… pour ne citer que quelques situations qui illustrent une gestion alarmiste, conservatrice, conformiste, politiquement correcte, contraignante qui cachent les réelles ambitions des élus, celles d’accéder aux sièges du pouvoir.

Vers une civilisation de progrès

Or ceux qui espèrent une civilisation de progrès veulent des orientations claires et précises répondant à leur appel. Le changement d’orientation pour une politique réaliste est possible. Elle consisterait à instaurer un système d’adéquation efficace des offres d’emploi face aux demandes. Les demandeurs d’emplois et les entreprises peuvent témoigner des lacunes et aberrations du « pôle emploi ». Les collectivités et l’État devront donner la priorité aux projets qui susciteront un retour sur investissement et un compte d’exploitation positifs, bloquer certaines réalisations pharaoniques votées par les communes. La tendance sera à confier des tâches au privé, favoriser la concurrence, aider les entreprises et les innovations. Enfin, le progrès durable n’est réalisable que dans un espace fédérant les états , ouvrant ses frontières et menant un dialogue équitable avec les autres pays loin d’une attitude encore bien imprégnée d’un impérialisme nostalgique mais dépassé. Mais il demeure impossible d’ouvrir la voie du progrès avec l’organisation politique actuelle. Trop d’élus trompent la confiance des électeurs en imaginant des stratégies électorales. Face à cette confusion des valeurs, il faut instaurer un pouvoir civil, composé d’experts responsables qui devront mettre en place des procédures et gestions répondant directement aux nouvelles exigences lancées par les jeunes. La réforme territoriale doit être lancée, le paysage politique doit être réadapté, les programmes contenir des projets conduits par des chefs de projet. L’utopie d’un monde ou chacun peut diriger les affaires doit laisser place à la reconnaissance et à la nécessité de la compétence.

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