Publié par : Claude Marchis | 14 mars 2012

A la recherche de vie sur Terre

Publié dans le Tarn libre le 23 mars 2012

Qu’une équipe internationale d’éminents astronomes procède à des observations de traces de vie sur la terre au télescope VLT du Chili, voilà ce qui pourrait paraître singulier et s’apparenter à chercher ce qui est évident ! Mais le propos d’Enric Palle, l’un des astrophysiciens de l’ESO (Europeen Southern Observatory), coauteurs avec Michael Sterzik et Stéfano Bagnulo d’un article publié dans la revue londonienne « Nature » du 1er mars, lève le voile. Deux conditions, cède t-il, sont nécessaires à la découverte de la vie sur une planète : que le chercheur ait à sa disposition des techniques suffisamment élaborées et que la vie existe bien. Cette dernière condition est remplie. Les lecteurs bien vivants peuvent en témoigner. Cette sérieuse recherche va plus loin et on l’a compris, elle consiste à mettre en place un référentiel terrestre d’analyses et de méthodes concernant la détection de vie organique qui sera utilisé pour des planètes hors du système solaire.

Une analyse polarimétriquede la lumière reflétée par la planète

Pour cette quête du vivant, les astrophysiciens utilisent le vecteur d’informations que transmet toute planète dans l’objectif d’un télescope : la lumière qu’elle réfléchit. Ainsi, les chercheurs ont analysé la lumière de notre terre et pour réaliser ce référentiel de vie, il aurait fallu se situer à l’extérieur de la planète bleue pour capter son ré fléchissement lumineux. C’était heureusement inutile car la nature nous met à disposition son gigantesque laboratoire optique : la Terre reçoit de la lumière du soleil et la réfléchit sur la lune qui agissant comme un grand miroir, la présente aux télescopes des astronomes.

La lumière réfléchie ainsi des informations sur une planète grâce à l’étude de son rayonnement notamment par des analyses polarimétriques prolifiques en données. Qu’est-ce qu’une lumière polarisée? La lumière est de nature à la fois corpusculaire et électromagnétique c’est-à-dire qu’elle se compose de grains appelés photons, chacun associé à une onde électromagnétique possédant un champ électrique orienté. La lumière naturelle, jaillissant d’une étoile n’est pas polarisée, ce qui signifie que les champs électriques des photons ne sont pas tous orientés dans le même sens. Or, il existe dans la nature des corps, des cristaux, des molécules dits « polarisants ». Ceux-ci agissent comme des filtres en laissant passer les particules de lumière possédant une orientation de champ précise. Ainsi, les chercheurs ont pu établir une lecture codée de la lumière réfléchie partiellement polarisée en fonction des différentes substances qu’elle traverse, nuages, océans, végétations, distinguant même des changements nuageux et de végétation selon les lieux et les périodes, des indices que les astronomes nomment biosignatures.

On peut espérer que, grâce à la conception de ces nouveaux outils, la recherche de vie sur le millier d’exoplanètes découvertes au cours de la dernière décennie apportera de nouveaux éléments dans sa mission mythique . Outil dont il faut néanmoins relativiser leur impact, semble signifier bien humblement l’un des chercheurs en décevant quelque peu les lecteurs de science-fiction, il n’apportera pas la preuve de l’existence des petits hommes verts. Mais qu’importe, n’est-ce pas un nouveau pas vers la connaissance de l’univers? Qui cherche la vérité vient à la lumière.

C.Marchis

 

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