Publié par : Claude Marchis | 21 avril 2012

Contre vents et marées d’un changement climatique

Contre vents et marées dans le changement climatique

L’idée d’un réchauffement climatique s’est tant installée dans la conscience de l’homme du 21ème siècle qu’oser argumenter toute controverse à cette thèse véritablement dogmatique ou même se hasarder à émettre quelques doutes sur ses effets par le constat que chacun peut faire, nécessite beaucoup de courage. Le risque de se faire déclamer par l’oligarchie de ceux qui croient détenir la vérité est grand ou de présenter l’image du déviationniste ignorant ou irresponsable dans une société prompte à considérer cette affaire comme déterminante dans l’évolution de l’humanité.

Cette nouvelle alarmante, depuis les conférences de Kyoto de 1995 à 1997, fut vite propagée par les média. Bienheureux étaient les journalistes, les prédicateurs du sensationnel à s’accaparer d’un fait aussi alarmiste mais bien peu d’articles sur le fondement de cette thèse furent publiés sur les méthodes ou l’origine des données et des faits observés qui aient pu établir cette hypothèse. De nombreux journalistes se sont appliqués à relater les conséquences d’un désastre annoncé du fait d’un dérèglement climatique qui aurait tendance à s’accélérer, relayant faits et images des manifestations exceptionnelles météorologiques, montée des eaux, fonte des glaces, glissement de terrains qui passent dans l’opinion comme des preuves de cette tumeur maligne affectant le climat, comme si ces évènements étaient nouveaux depuis l’ère industrielle du siècle dernier et que nos ancêtres n’auraient connu un monde paisible dénué de toute catastrophe. Des émissions télévisées, aux magazines scientifiques destinés au grand public, de nombreux journalistes se sont montrés plus enclins à affirmer un réchauffement climatique par la faute de l’homme plutôt que de soutenir un questionnement pourtant nécessaire et obligatoire dans tout développement d’une théorie, favorisant ainsi à chacun la diffusion à l’échelle mondiale d’un danger imminent pour « sa » planète, l’ adjectif trahissant d’ailleurs, étrangement, un sentiment de possession, qui finira par interpeller la conscience des hommes et des femmes. Mais étrangement le « global warming » puisqu’il s’applique à la planète entière devrait montrer ses effets dans notre propre pays. Or, dans les conversations improvisées de l’homme de la rue ou du paysan sur son sujet favori qu’est la météo, les thèmes récurrents d’un hiver dur, d’un printemps froid et humide reviennent sans cesse, et avec ce bons sens qui caractérisent ces gens simples mais lucides, ces constats ne peuvent s’empêcher de s’accompagner d’une pointe de dérision, d’ironie un peu déguisée sur le nouveau concept séculaire du réchauffement climatique.

Un satisfecit des politiques

Alors dans ce torrent médiatique annonçant une hausse de température par la faute de l’homme, les dirigeants politiques de nombreux pays intégrèrent cette nouvelle contrainte écologique . En démocratie, trop souvent par manque de courage, les candidats au pouvoir n’osent affronter ou relativiser la vindicte populaire, même si au fil du temps, on pressent chez certains élus une réserve à adhérer à cette nouvelle cause, ceux qui se doivent d’inscrire la lutte contre un réchauffement climatique dans les lignes de leurs programmes, mais qui, en aparté, sournoisement , laissent filtrer quelques doutes sur le bien-fondé de cette thèse et invoquent le principe de précaution ou le politiquement correct pour justifier leurs choix politiques. De plus , ils considèrent étonnamment, comme les journalistes, que les débats scientifiques sont réservés aux initiés et inaccessibles à la compréhension du grand public. Pour beaucoup de personnes, le peuple doit admettre d’office les conclusions que le scientifique dénonce. Certes, certains média nous apporte quelques lueurs d’explications théoriques et certaines émissions bien connues du grand public ont au moins eu le mérite d’écarter le caractère de sorcellerie qui saurait être attribué aux interprétations des phénomènes de la nature. Pourtant la démonstration menée par les experts du GIEC ne nécessite pas obligatoirement de facultés en mathématiques ou en sciences physiques extraordinaires. Pourquoi ne pas préciser par des publications au grand public la méthode qui permit d’ évaluer une hausse de température moyenne de 0,6° C pendant le siècle dernier? comment ont-ils pu déterminer avec précision l’augmentation des molécules de gaz carbonique dans l’air depuis l’ère industrielle, le fameux CO2 ? pourquoi ne pas publier les données qui authentifierait mieux la conclusion? pourquoi encore écarter toute discussion de l’hypothétique hausse du « CO2 » sachant que de nombreuses énigmes subsistent dans les échanges gazeux dans l’atmosphère et que l’augmentation notoire du gaz carbonique ne suffit pas à elle seule une augmentation substantielle des gaz à effet de serre.

Une théorie obscure

Les chercheurs disposent ainsi d’un large espace de liberté et de sécurité sans que viennent interférer les critiques de ceux, excités par leur curiosité ou doté d’esprit critique rigoureux veulent comprendre le fondement des recherches (*) . Cette attitude réticente et assez récente du monde scientifique, cet obscurantisme intentionnel et malicieux d’une démarche scientifique pourrait s’expliquer, à mon sens, par le fait que la science théorique piétine depuis quelques décennies car la moisson de conclusions tangibles, d’hypothèses vérifiées expérimentalement devient de plus en plus ténue . De la fin du XIXe siècle aux années cinquante, ce fut une période fort riche en découvertes mathématiques et physiques, un foisonnement de travaux marqué par la relativité générale et la physique quantique, grâce à l’intelligence et l’audace de chercheurs individuels internationaux qui savaient publier et échanger leur travaux. Grâce aux applications de ces découvertes, un développement technologique énorme s’engrangea jusqu’à nos jours et continue à nous éblouir et nous étonner , créant de nouveaux outils de recherche et améliorant considérablement le quotidien en apportant modernité et confort. Pourtant, Lee Smolin physicien théoricien américain contemporain, auteur de « Rien ne va plus en Physique », « The fall of science and what comes next », montre que depuis 1980, rien n’a été découvert. Certes, les champs d’études ne manquent pas, les questionnements,les réflexions sur la matière ne cessent de se développer, de l’infiniment petit à l’échelle de l’univers, mais aucune théorie depuis 1980 n’a pu être vérifiée. Parmi celles-ci, l’organisation et la structure de l’univers, des galaxies, des amas de galaxies posent l’hypothèse de l’existence d’une matière invisible, dite matière noire. Ou bien faudrait-il considérer son alternative qui serait d’adapter les lois sur la gravité en les rendant universelles. Or ces exemples de recherches n’ont pas encore donné le jour à des thèses validées. Ce qui pourrait expliquer la tendance actuelle à attribuer une valeur plus académique que scientifique à certains travaux et pour lesquels il serait maladroit pour les étudiants et les jeunes chercheurs de s’en écarter s’ils veulent réussir leur projet de carrière.

Orgueil et utopie

Que les services de promotion et de marketing se soient accaparés d’une étiquette « 0% de CO2 », se teintant au fil du temps en vert écolo, que l’administration française aient intégré cette nouvelle contrainte dans les décrets et les règlementations de plus en plus complexes et inattendus en obligeant, pour ne citer que celle-ci, les propriétaires à informer les acheteurs ou locataires d’un mystérieux indice GES (gaz à effet de serre); ces exemples montre l’ampleur du phénomène et en conséquence , une voie à suivre, une obligation de conduite, clamée écologique qui nous est imposée et dont la finalité serait de revenir à un monde meilleur, notre monde sali par le travail de l’homme. Cette prise de conscience, celle de faire le bien, est honorable et l’on peut se féliciter que de nos jours les femmes et les hommes aient adopté une démarche altruiste et digne en menant des réflexions sur la qualité de leurs actions et notamment de leur impact sur l’environnement. Sinon qu’en matière de réchauffement climatique, les faits sont loin d’être avérés et on assiste là à une panique qui doit satisfaire l’esprit cynique de ceux qui ont faussement étayé cette thèse. Mais ce qui m’importe le plus, c’est la déviation au fil du temps du sens du terme écologique et l’utilisation abusive pour exiger de nouvelles conduites . Selon les prédicateurs du réchauffement, l’augmentation des gaz à effet de serre par l’inconscience ou la négligence de l’homme, menacerait notre planète, insinuant ainsi une main mise de l’homme sur l’univers. L’écologie qui a pris son ampleur dans la moitié du 20ème siècle conçoit au contraire une cohabitation, un partage de toutes les ressources de la nature sans situer les humains au-dessus des plantes, des végétaux, des animaux, même des minéraux. Chaque être, chaque élément de la nature a sa place mais peut exercer une incidence sur son entourage et l’écologie est une démarche dans cette prise de conscience. L’impact de l’homme sur son environnement est évident et souvent condamné pour ses excès mais tout ce qui l’entoure, les plantes, les arbres, la faune, les collines, les terres ont une âme loin d’être soumise qui manifeste sa force tantôt gentille, tantôt méchante et cruelle. La nature nous fait don de ses rayons de soleil qui chauffe nos corps, du plus beau tableau qu’est un lever de soleil qui nous apporte toutes les promesses du jour, des parfums de la terre et des forêts, du vent qui pousse nos voiliers, du plaisir de glisser sur l’eau, d’étancher notre soif, de jouir des couleurs écarlates des fleurs du printemps… ces instants de plaisir véridiques qui, peut-être, avant notre dernier souffle rejailliront un court instant dans notre mémoire comme l’image de la vie. Mais la nature a aussi ses accès de colère contre lesquels nous ne pourront jamais rien, et de ses soubresauts de vengeance comme pour nous punir de notre orgueil, de ses incendies, de ses tremblements de terre , des ses glissements de terrain, de ses raz de marée… A aucun moment, il s’est installé une hiérarchie plaçant l’homme au-dessus de tout, véritable chef d’orchestre de l’environnement. Non, il faut au contraire se placer dans un échange équitable et respectueux avec les éléments naturels. Le travail de l’écologie est immense mais les progrès sont incontestables. L’environnement est devenu beaucoup plus propre, le travail s’est réorganisé afin de ne pas épuiser ses ressources, la citoyenneté écologique est passée dans les mœurs. Ce serait entacher cette conduite en attribuant à l’homme un pouvoir totalitaire sur l’univers, c’est une utopie de croire qu’il pourrait tout contrôler, alors qu’au contraire, il se situe dans une relation transversale de l’homme avec la nature. L’humanité n’est qu’un court passage dans l’univers et l’homme n’a pas tout pouvoir pour intervenir sur sa propre destinée et ne possède une quelconque influence sur la mécanique céleste.

Claude Marchis

(*) voir article « controverse à l’hypothèse d’un réchauffement climatique » dans ce blog

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Responses

  1. je trouve votre blog par de belles photos de l’Aveyron, puis je vois votre scepticisme sur l’évolution du climat. Alors, considérez seulement ces faits : – L’homme injecte en **200 ans** tout le carbone stocké sous terre pendant des **millions d’années** dans les hydrocarbures.
    – Regardez aussi des photos de l’atmosphère de la Terre, une si fine pellicule de quelques dizaines de kilomètres.
    Et puis voyez ce que cela donne sur la petite vidéo accessible dans cet article :
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/06/le-co2-depuis-800000-ans-en-vid%C3%A9o.html
    -L’effet de ce CO2 dans l’atmosphère est plus difficile à considérer et s’appuie sur des modélisations numériques. mais on sait bien que celles-ci marchent très bien pour modéliser par exemple l’intérieur des étoiles. Les modèles d’évolution de l’atmosphère montrent tous des bouleversements de l’atmosphère sur des échelles de temps de quelques dizaines d’années.
    L’homme a modifié fortement la flore terrestre et fait évoluer des espèces pour se nourrir. Ce qu’il est en train de faire dans l’atmosphère pour accéder à l’énergie, relève du suicide, pas de la vie, pas de l’espèce humaine, mais de notre organisation sociale.
    bien cordialement,


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