Publié par : Claude Marchis | 19 juin 2012

La fête du soleil


Quoi de plus naturel que de célébrer le soleil en juin quand survient l’évènement astronomique le plus réjouissant de l’année : le solstice d’été. Au cours son évolution autour du soleil, du fait de sa déclinaison, la Terre lui présente la plus grande partie de son hémisphère nord et se laisse réchauffer par ses rayons ardents. C’est l’été qui dévoile les bienfaits de notre astre préféré. Nous lui devons beaucoup, sinon tout. Il réchauffe nos corps, nous offre le plus beau des tableaux d’un lever de soleil aux aurores avancées qui nous apporte toutes les promesses d’une journée aux couleurs écarlates des fleurs du printemps, des parfums d’une terre chaude. C’est la saison des récoltes, de la moisson comme celle des vacanciers qui vont se laisser aller dans la torpeur estivale qui oublieront un instant les vicissitudes de la vie moderne. Nos ancêtres ont vénéré le soleil. Certes, les découvertes scientifiques ont un peu pâli son pouvoir divin, son caractère mythique mais il est resté celui qui rythme nos vies et jalonne notre histoire.

Mais qu’est-ce que le soleil ? Enfants, nous nous sommes tous posé cette question sur cette boule de feu apparente un peu inquiétante. C’est une étoile parmi les milliards de celles qui peuplent notre galaxie , la Voie Lactée. Sa masse est énorme et constitue 98% de la masse totale du système solaire avec ses planètes, ses astéroïdes, ses comètes. Il faudrait un million de terres pour remplir le volume de sa sphère. C’est une boule de gaz structurée en plusieurs couches. Dans le noyau où règne une température de 15 000 000 °C, siège une énorme réaction nucléaire durant laquelle des noyaux d’hydrogène fusionnent en noyaux d’Hélium. Le déficit de masse résultant de la fission se transforme en énergie (E=MC2), sous forme de chaleur et de lumière qui traverse les couches successives du soleil et atteint les planètes. Chaque seconde, 700 millions de tonnes d’Hydrogène sont convertis en Hélium.

Des taches solaires et un champ magnétique gigantesque

Le soleil offre un véritable spectacle – se munir de filtres adéquats car ses rayons sont très dangereux pour les yeux- L’observation au télescope de la photosphère, la couche visible du soleil couleur blanc jaune, permet de distinguer les bien connues taches solaires. Plus grandes que la surface de la terre, elles ont une durée de vie éphémère d’un jour à une semaine et témoignent d’une activité fluctuante de l’astre. Situées près de l’équateur, elles présentent une température en surface de 4000° C soit 2000° de moins que sur le reste de la surface. En 1908, l’astronome américain Halle découvrit la présence d’un magnétisme très intense. A lors que sur la terre le champ magnétique est environ 0,3 gauss, il atteint 3000 gauss au niveau des taches solaires. Comme une valve, le magnétisme agit comme sur le dégagement de chaleur. Le champ magnétique apparaît ainsi déterminant sur l’activité du soleil et suscite l’intérêt des scientifiques.

Des variations d’activité agissant sur l’environnement

Dans la chromosphère au-dessus de la photosphère, on observe des jets de gaz de couleur rouge, des éruptions, des protubérances avec des températures allant de 10 000 °C à la base jusqu’à 1 000 000 °C à la limite inférieure de la couronne. Ces couches émettent des flux de particules d’intensité variable selon le champ magnétique solaire. Les particules pourraient être dangereuses pour notre environnement s’il n’était protégé par le champ magnétique proprement terrestre. Les variations de l’activité solaire ont un impact sur le climat de notre planète. Elles pourraient être à l’origine du « petit age glaciaire », une période entre 1645 et 1715 au climat exceptionnellement froid en Europe et en Amérique du Nord.

Des sondes spatiales, des satellites ont été lancés afin d’analyser les champs électriques, magnétiques du soleil, les émissions de particules, les rayonnements, les vents solaires. Les gammes des satellites Hélios ou Solar, ou d’autres attestent des recherches spatiales réussies. Elles ont apporté des connaissances sur les fluctuations de l’activité solaire qui pourraient amener des problèmes à notre existence. L’exploration continue : une mission d’observation rapprochée du soleil, « Solar Orbitar » organisée par l’ESA, dont Astrium est maître d’œuvre, vient d’être engagée en Avril dernier. Solar Orbitar devrait décoller en 2017 pour se rapprocher à une distance inférieure à celle de Mercure, la planète la plus proche du soleil… Quand à savoir combien de temps pourrons nous profiter des mansuétudes de notre étoile, soyons rassurés. Aujourd’hui, le soleil est encore composé de 75% d’hydrogène, son propre carburant, ce qui nous laisse espérer 5 milliards d’années de son existence. De bien belles journées en perspective.

C. Marchis

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