Publié par : Claude Marchis | 1 novembre 2012

La fin du monde en 2012 ?

 Paru dans le Tarn Libre novembre 2012

La fin du monde annoncée dans le calendrier Maya aura t-elle lieu ce prochain 12 décembre ? Des chercheurs ou sibylles, peut-être mieux informés sembleraient nous accorder un sursis en repoussant la fin du monde à la date du 21. Auraient-ils-détecté une inversion des chiffres dans le déchiffrement des augures ? Cependant une équipe d’archéologues découvrit récemment des écrits Maya au Guatemala dans les ruines d’une bâtisse enfouie sous la jungle, totalement illisibles pour le néophyte, mais rassurante quand même si l’on fait confiance à ces experts. Le calendrier ne préciserait pas cette fatidique date et s’étendrait au-delà d’au moins 7000 ans. Ouf ! Nous échapperont encore une fois à la fin du monde.

Malgré son extrême gravité, cette annonce apocalyptique ne semble curieusement pas insuffler une panique générale et incontrôlable dans les populations. Il est vrai qu’à force d’avoir échappé plus d’une fois à ce genre de prédiction funeste sur cette bonne vieille terre qui nous supporte encore, nous nous soyons résignés à faire le dos rond et à pratiquer la philosophie du « advienne qui pourra ». Pourtant, au moyen-âge, la peur de la fin des temps était considérée comme sainte. Le monde semblait vieux et devait périr. Cette angoisse anthropologique ressurgit peut-être avec plus de violence aux changements de millénaire. A la veille de l’an 2000, les diseurs de mauvaises nouvelles s’ingénièrent à prédire un chaos irréversible suite à « bug » informatique inévitable selon eux à l’échéance du millénaire. Les média se mobilisèrent dans l’attente exaltante du fracas. Finalement, ce fut une véritable démonstration d’ignorance et de stupidité avec, en surcroît, un comportement inacceptable de mépris envers les professionnels de l’informatique.

A ceux qui ressentiraient un désir incontrôlable à déclencher la peur chez nos concitoyens, les récentes découvertes pourraient apporter, comme du grain à moudre, des apocalypses à clamer.

Explosion d’étoiles, collisions de galaxies

 

Beltégueuse, une étoile en fin de vie

Savent-ils qu’une étoile super géante relativement proche, située à environ 600 années-lumières pourrait exploser, demain comme dans un million d’années. Son nom : Beltégueuse, celle qui a tant inspiré les auteurs de science-fiction, mille fois plus grosse que le soleil, très lumineuse, visible dans la constellation Orion. Elle pourrait se transformer en supernova visible en plein jour. L’explosion impacterait-elle la Terre ? Un chercheur australien Brad Carter n’a pas hésité à annoncer un deuxième soleil plutôt gênant mais la communauté scientifique dans son ensemble est rassurante, le système solaire devrait échapper aux retombées de l’explosion de Beltégueuse. Un autre danger menace l’humanité : la galaxie d’Andromède située à 2,5 millions d’années-lumière se déplace avec une accélération croissante vers la notre, la Voie Lactée. Dans trois milliards d’années, la collision, ou plutôt la rencontre, est inévitable. Malgré un chamboulement évident de ce que sera le cosmos, les scientifiques estiment que le système solaire aura de bonne chances de survivre et notre étoile profitera, espérons le, de ses deux derniers milliards d’années d’existence. Passons sur un effondrement de l’écosystème terrestre prévu par un chercheur canadien qui aurait lieu en 2100. Cette prévision qui condamne en outre le comportement de l’homme ne peut être prise au sérieux tant la recherche d’une certaine reconnaissance au de la communauté scientifique paraît flagrante par rapport à la rigueur des arguments.

Gare aux météorites

Parmi les dangers potentiels qui menacent la Terre, le plus réel provient de la menace des météorites. Ces astres plus au moins gros parviennent à traverser l’atmosphère et atteignent notre planète. Des équipes d’astrophysiciens s’en préoccupent. Les météorites sont catalogués et font l’objet d’analyses sur leur nature, forme, densité, trajectoire. Des systèmes de surveillance sont opérationnels et deviennent de plus en plus sophistiqués. Un futur télescope jouera le rôle de sentinelle de la terre. Il sera lancé en 2017 par une société privée américaine, pour recenser et observer ces astres un peu encombrants.

Même si l’opinion reste majoritairement indifférente aux prédictions cataclysmiques, les dangers analysés par la communauté scientifique, quelques fois abusivement, abondent en l’idée d’une possibilité de fin du monde. Mais les découvertes en astrophysique permettront de se donner les moyens technologiques d’échapper à ce funeste sort. Selon Pierre Abélard, philosophe du XIIe, « l’intelligence humaine croît sans cesse dans la connaissance de l’univers ».

C. Marchis

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