Publié par : Claude Marchis | 10 novembre 2012

Des satellites au service de l’homme

 Paru dans le Tarn Libre du 7 décembre 2012

Après les lancements de PLEIADES 1A en décembre 2011, de SPOT 6 en septembre dernier, un nouveau satellite réalisé par la société ASTRIUM, Pléiades 1B, est en route pour la Guyane où une fusée Soyouz le lancera prochainement en orbite à 695 km d’altitude. Avec PLEIADES 1A déjà opérationnel et SPOT 7 qui sera lancé en 2014, le numéro un européen de l’industrie spatiale, filiale d’EADS, met en service une constellation optique cohérente de satellites d’observations de la terre. Ils se suivront sur la même orbite avec 90° d’écart offrant des images de chaque point du globe à la fois en haute et très haute résolution. Avec ces quatre satellites, SPOT6 et SPOT7 pourront distinguer un objet de 1,50m et PLEIADES1A et 1B de 0,50m. Astrium propose à ses utilisateurs de nouveaux services de geo-information avec un temps de réponse inférieur à six heures. La finalité est d’apporter aux décisionnaires gouvernementaux de plusieurs pays ou différentes institutions civiles et privées des solutions multi-services, entre autres celles d’accroître la sécurité, d’aider les entreprises minières dans la localisation des gisements, d’orienter la gestion des ressources naturelles,de veiller à la protection de l’environnement, d’apporter des informations essentielles aux exploitations agricoles. Notamment en ce qui concerne notre région, ces données d’imageries seront exploitées dans le projet Minerve 2 de lutte contre la maladie de la flavescence dorée de la vigne, projet qui fut présenté à Rabastens en juillet de cette année. Pour témoigner de la qualité de ses images, SPOT6 nous envoya trois jours après son lancement une magnifique perspective de 60 km sur 60 de la perle des îles, Bora-Bora. SPOT6 et SPOT7 relayeront les missions des satellites aux termes de leurs missions de geo-information, SPOT4 et SPOT 5 qui furent mis en service en 1998 et 2008.

Le satellitte Pleiades 1B

 

Un apport déterminant en météorologie et climatologie

Baïkonour, 17 septembre 2012, le satellite MetOp-B est lancé par une fusée Soyouz pour le compte de l’agence spatiale européenne et d’une organisation européenne des satellites météorologiques basée en Allemagne. Sa Mission : recueillir des données météorologiques afin que les scientifiques puissent établir des prévisions précises et fiables à court et moyen terme. C’est le deuxième de la famille des MetOp conçu et fabriqué par Astrium. Situé à 817 Km d’altitude, avec une révolution autour de la terre en 100minutes, le premier MetopA, déjà opérationnel,contribue largement à alimenter en données météorologiques les modèles de prédiction météorologique (NPW). Muni d’instruments de mesure fournis par des constructeurs internationaux partenaires, les satellites MetOp ont pour mission d’observer les principales caractéristiques de l’atmosphère terrestre de température et d’ humidité, d’identifier sa composition, de donner des informations sur la couverture nuageuse et son altitude, la vitesse et le sens des vents à la surface des océans, et les concentrations d’ozone. Les satellites MetOp sont aptes à recevoir des données transmises par des stations météorologiques terrestres ou maritimes et peuvent retransmettre des signaux de détresse aux terminaux de recherche et de secours au sol.

Bora-Bora photographié par SPOT6

 

Vers une protection civile

La maîtrise avérée en technologie spatiale laisse espérer à court terme de grandes évolutions dans les prévisions météorologiques et à fortiori dans la détection des cataclysmes climatiques. Avec les systèmes aériens et terrestres, cet ensemble de technologies complémentaires, qui savent annoncer ouragans, prévisions de fortes pluies, grands froids extrêmes concourent à la tâche essentielle de sauvegarder l’humanité. Les new-yorkais comme les populations d’outre-mer connaissent ces dangers et, pour ne citer que ceux-là, les noms des cyclones comme Jenny en 1962 ou Hyacinthe, Dina et tant d’autres ont laissé aux Réunionnais des souvenirs douloureux. Certes, la sur-information nuit parfois. Elle peut générer de l’anxiété dans les populations comme elle peut nourrir de faux arguments à l’hystérie de ceux qui entretiennent une vision déclinante du monde. Cependant, malgré le déchaînement extrême des éléments et l’étendue des désastres, le bilan en vies humaines lors de ces cataclysmes périodiques reste fort heureusement faible. C’est bien par la justesse des prévisions et par une organisation efficace de gestion des risques par les autorités que des vies sont épargnées.

   C. Marchis

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